L’office central pour la répression du faux monnayage

9 décembre 2011
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L'OCRFM a été créé le 11 septembre 1929, en application de la Convention de Genève. Il centralise les renseignements pouvant faciliter les recherches, la prévention et la répression du faux monnayage.

L'office assure la coordination opérationnelle des actions menées sur l'ensemble du territoire par les services de la police judiciaire et de la gendarmerie nationale.

De plus, il peut intervenir, seul, sur l'ensemble du territoire ou en soutien de tout service de police ou de gendarmerie, sur les dossiers ou objectifs les plus importants.

Il a conçu, à l'attention de tous les enquêteurs en charge de la lutte contre le faux monnayage, un plan national de formation et assure l'assistance technique et scientifique aux enquêtes.

L'office est à l'origine de la création et de la gestion de deux applications informatiques, particulièrement importantes, à vocation opérationnelle :

  • le répertoire automatisé pour l'analyse des contrefaçons de l'euro (RAPACE), destiné à permettre à tous les enquêteurs d'identifier les contrefaçons des billets en euro ;
  • le fichier national du faux monnayage (FNFM.), recensant l'ensemble des affaires de fausse monnaie commises sur le territoire national et servant de base de données de documentation et d'analyse opérationnelle.

Ce fichier sert également à l'alimentation du système d'information d'Europol.

Au sein de l'OCRFM, la direction centrale de la police judiciaire a créé, en 1996, la brigade centrale pour la répression des contrefaçons industrielles et artistiques (BCRCIA), spécialisée dans la lutte contre les atteintes aux droits de la propriété intellectuelle (droits d'auteur et droits de propriété industrielle).

Faux billets

Depuis 2008, l'OCRFM n'exerce plus de missions opérationnelles en matière de contrefaçons :

  • celles liées aux substances médicamenteuses sont à la charge de l'office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (OCLAESP);
  • celles liées aux téléchargements illégaux relèvent de l'OCLCTIC  (office central de lutte contre la criminalité lié aux technologies de l'information et de la communication);
  • celles liées au domaine artistique sont traitées par l'OCBC (office central de lutte contre le trafic des biens culturels);
  • celles relevant du secteur industriel sont confiées à l'administration des Douanes.

Au plan international, l'OCRFM est le correspondant d'Interpol pour les affaires relevant de son domaine de compétence.

Enfin, depuis le passage à l'euro, l'OCRFM est l'interlocuteur d'Europol et de la Commission Européenne pour les mesures visant la protection de la monnaie unique.