Unité de Coordination de la lutte AntiTerroriste (UCLAT)

4 novembre 2016

En charge de la coordination opérationnelle des services appelés à lutter contre le terrorisme depuis sa création en 1984, l’UCLAT a été désignée en avril 2014 comme cheville ouvrière du nouveau dispositif de lutte contre la radicalisation violente et les filières djihadistes.

Elle produit une évaluation de la menace terroriste destinée à l’information du ministre de l’Intérieur pour adapter les dispositifs de sécurité.

Elle centralise les signalements de radicalisation.

Elle centralise et coordonne l’ensemble des mesures de police administrative destinées à prévenir les actes liés au terrorisme en étroite collaboration avec les services spécialisés.

Elle sensibilise à la menace liée à la radicalisation et aux modalités de lutte contre l’action djihadiste via des formations, contribue à l’élaboration d’un contre-discours sur les réseaux sociaux et conduit des analyses prospectives.

Elle représente la communauté anti-terroriste française dans les enceintes européennes et internationales.

Ses missions sont multiples, on notera particulièrement :

Evaluer la menace terroriste en :

Recevant des renseignements de diverses provenances :

  • des services de police ou de sécurité ;
  • des officiers de liaison de la Direction de la Coopération Internationale à dominante terrorisme et des Attaché de Sécurité Intérieure ;
  • d’organes internationaux spécialisés dans le terrorisme.

Confrontant et analysant les informations collectées au cours de réunions hebdomadaires et spécifiques pour établir des évaluations générales, sectorielles et individuelles ;

Adaptant les dispositifs de sécurité de :

  • protection des personnes civiles ;
  • protection des hautes personnalités.

Analyser les phénomènes du terrorisme et de la radicalisation en réalisant :

  • des notes de réflexion et de prospective au profit de la communauté antiterroriste fédérée par l’UCLAT.

Lutter contre la radicalisation en :

Recueillant les signalements reçus au Centre National d’Assistance et de Prévention de la Radicalisation (CNAPR) via :

  • le numéro vert
    numero-vert-stop-djihadisme
  • et les formulaires internet ;

Centralisant les signalements provenant des Etats-majors de Sécurité (EMS) des préfectures.

Administrant le Fichier des Signalements pour la Prévention et la Radicalisation à caractère Terroriste (FSPRT).

Permettant un accompagnement de premier niveau des familles, assuré par une psychologue clinicienne, conseillère technique et référente auprès des acteurs de prévention de la radicalisation.

Centralisant et coordonnant les mesures de police administrative de droit commun et dans le cadre de l’Etat d’urgence en collaboration avec les services spécialisés.

Incitant à prévenir et agir contre la radicalisation en :

  • assurant des formations et sensibilisations à la menace terroriste et aux signes de radicalisation auprès d’acteurs publics et privés,
  • contribuant à la mobilisation contre le terrorisme via les réseaux sociaux par un contre-discours djihadiste.

Représenter la Direction Générale de la Police Nationale dans le cadre des relations interministérielles et internationales :

Auprès des enceintes interministérielles :

  • D.G.A.C. (Direction Générale de l’Aviation Civile) ;
  • S.G.D.S.N. (Secrétariat Général de la Défense et de la Sécurité Nationale).

Auprès des enceintes internationales :

  • en Europe : Union européenne, PWGT (Police Working Group on Terrorism), Europol ;
  • dans un cadre extra-européen: Interpol, G7, ONU, OSCE (Organization for Security and Co-operation in Europe) ainsi que d’autres enceintes multilatérales stratégiques dédiées à la lutte contre le terrorisme.

Auprès de délégations étrangères dans le cadre de relations bilatérales et d’échanges de bonnes pratiques et de retours d’expériences.

Elle est composée de plusieurs structures :

Un échelon central, ayant des liens constants avec les autorités administratives (préfets, préfets délégués à la sécurité), les directions de police, de gendarmerie, de la communauté du renseignement et de l’administration pénitentiaire ;

Une cellule implantée à Pau (Pyrénées-Atlantiques) ;

Des officiers de liaison en Europe attachés à la Direction de la Coopération Internationale mais à dominante terroriste :

  • Allemagne ;
  • Espagne ;
  • Italie ;
  • Grande-Bretagne.

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