L’affaire du Coq Gaulois

L’affaire du Coq Gaulois

Aux prémices de la Résistance dans la police se trouvent quelques groupes, apparus principalement au sein de la Préfecture de Police, favorisée par la présence sur un espace restreint de plus d’un tiers des policiers en activité.


Cette forme de résistance se manifeste aussi par le refus de certains gardiens de saluer les officiers allemands : au moins sept sont suspendus temporairement pour ces faits dès 1940. Un autre phénomène répandu : les policiers procèdent à l’interpellation de nombreux agents allemands en civil et de leurs auxiliaires, les conduisant au poste pour « vérifications ». Cela se traduit immanquablement soit par un « savon » de la hiérarchie, soit, plus grave, par une convocation chez les Occupants assortie de quelques jours à l’ombre.

Les policiers considèrent quelquefois avec envie les lauriers qui sont justement tressés aux résistants précoces de certains réseaux. Il existe pourtant une forte minorité de policiers qui, eux aussi, oeuvrent contre l’ennemi dès juillet ou août 1940.