25 novembre : Journée internationale pour l'élimination des violences à l'égard des femmes

25 novembre : Journée internationale pour l'élimination des violences à l'égard des femmes
23 novembre 2021
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Accueil dans les commissariats, tchat sur le portail de signalement des violences sexuelles et sexistes, formation des policiers, recueil des plaintes hors les murs ou dans les hôpitaux…

Le Facebook live se tiendra jeudi 25 novembre à 11h30 sur le compte Facebook de la police nationale avec la participation de Sonia FIBLEUIL, porte-parole de la police nationale, Gabrielle HAZAN, référente nationale de la police nationale contre les violences intrafamiliales, Sandrine MASSON, cheffe du portail national de signalement des violences sexuelles et sexistes, Fabienne BOULARD, formatrice de policiers et d’autres intervenants.

 

A propos de l’action de la police nationale dans la lutte contre les violences
Plusieurs dispositifs existent afin de faciliter la prise en charge des victimes de violences et plus particulièrement celles faites aux femmes :

  • une formation spécifique des policiers a été mise en place sur ce thème pour  les aider à apprécier le niveau de danger encouru par la victime, comprendre le concept d’emprise psychologique,  identifier les autres acteurs et recueillir la parole. Cette action de formation va se poursuivre et s’amplifier.        
  • des psychologues et des intervenants sociaux ainsi que des associations d’aide aux victimes reçoivent les victimes dans les commissariats pour simplifier leur prise en charge.
  • des salles de prise de plaintes dédiées facilitent les échanges et la libération de la parole.
  • des groupes locaux de protection de la famille dans chaque commissariat permettent d’avoir un suivi par des enquêteurs expérimentés et spécialement formés.
  • La mise en place de conventions avec certains centres hospitaliers pour une prise de plaintes dans leurs locaux au plus près de l’agression.
  • le tableau d’accueil-confidentialité(TAC) évite aux victimes de formuler à voix haute le motif de leur venue à l’aide d’un code couleur spécifique à désigner du doigt. Cette confidentialité est doublée d’une prise en charge sur-mesure par un policier spécialisé.
  • un QR code renvoyant à des informations utiles et aux coordonnées des dispositifs d'accompagnement locaux : il permet de disposer sur soi des démarches d'aide juridique à suivre sans éveiller le soupçon du conjoint violent.
  • Enfin, l’expérimentation de la prise de plainte des victimes de violences conjugales et violences sexuelles et sexistes en dehors des locaux de police a débuté le 15 novembre 2022 pour une durée de 6 mois dans les départements du Pas-de-Calais (62), Sarthe (72), Haute-Corse (2B), Vaucluse (84) et Morbihan (56). Des enquêteurs auront vocation à se déplacer dans des lieux tiers ou structures d’associations afin de recueillir les déclarations de la victime qui sollicite d’être entendue en dehors d’un commissariat.

 

Pour rappel, depuis 2018 une plateforme numérique existe pour signaler les violences en toute confidentialité, accessible 24h/24  et 7 jours sur 7 et permet aussi des interventions en cas d’urgence : le portail de signalement des violences sexuelles et sexistes : https://mobile.interieur.gouv.fr/Actualites/Infos-pratiques/Signalement-des-violences-sexuelles-et-sexistes

 

Depuis 2020, mon commissariat.fr, service général d’accueil numérique, existe pour répondre 24h/24 et 7 jours sur 7 aux questions des internautes sur les démarches :
https://www.police-nationale.interieur.gouv.fr/Actualites/L-actu-police/moncommissariat.fr

 

L’action police nationale en chiffres :

512 policiers référents accueil

647 policiers référents violences conjugales

84 psychologues dans les commissariats de police

584 policiers correspondants-aide aux victimes

144 correspondants départementaux et 440 correspondants locaux

 45 pôles psychosociaux dans les commissariats

138 brigades de protection de la famille

 

En 2020, les policiers de la plateforme de signalement des violences sexuelles et sexistes ont participé à plus de 10 500 tchats, d’une durée moyenne de 55 minutes. Sur l’ensemble de ces échanges, la moitié concernait des faits de violences conjugales.

Ce service est également anonyme, 70 % des personnes restent anonymes jusqu’au bout de leurs démarches, elles nous contactent pour obtenir des conseils, parler, être orientées vers des associations, des psychologues, des intervenants sociaux.

Les personnes le souhaitant et étant prête à déposer plainte peuvent lever l’anonymat et obtenir une transmission de leur dossier dans un commissariat où un accueil privilégié leur sera réservé. En 2020, nous avons ainsi pu transmettre plus de 5300 signalements vers les services d’enquête.