La plateforme numérique de signalement des violences et d’accompagnement des victimes : faciliter la libération de la parole

La plateforme numérique de signalement des violences et d’accompagnement des victimes : faciliter la libération de la parole
21 juillet 2022

Ouvert depuis le 11 avril 2021, cet outil numérique permet à une victime, que la honte ou la crainte dissuaderait de se rendre dans les services de police, de recevoir une information précise sur ses droits et
d’être rassurée quant à la portée des démarches à engager (dépôt de plainte, soins…).


Ouvert depuis le 11 avril 2021, cet outil numérique permet à une victime, que la honte ou la crainte dissuaderait de se rendre dans les services de police, de recevoir une information précise sur ses droits et
d’être rassurée quant à la portée des démarches à engager (dépôt de plainte, soins…).

Dans l’hypothèse, où elles n’y seraient pas prêtes, les victimes sont orientées vers les partenaires présents dans les commissariats pour faciliter leur accompagnement et prise en charge sociale et/ou psychologique.

Elles sont également informées sur les associations d’aide aux victimes proches de leur domicile. La plateforme est également ouverte aux témoins, proches de victimes et professionnels.

POURQUOI, POUR QUI ?

Le champ de compétence de la plateforme a évolué : en plus des violences sexuelles et sexistes, elle s’adresse aux victimes et témoins de violences conjugales, de discriminations et de toutes les formes de haine, dont notamment le harcèlement.

UNE APPROCHE PERSONNALISÉE ET ADAPTÉE À CHAQUE VICTIME
Ce signalement, totalement gratuit et anonyme, est accessible à tous sans installation spécifique, depuis un ordinateur, une tablette ou un smartphone, sur le site internet https://arretonslesviolences.gouv.fr/ sous la forme d’une discussion interactive instantanée appelée « tchat ». La plateforme permet aux victimes d’entrer en contact avec un policier spécifiquement formé pour les accompagner vers le dépôt d’une plainte dans le commissariat de police de son choix et/ou proche de son domicile.

LE FONCTIONNEMENT DE LA PLATEFORME

Une fois connectée sur la page dédiée, la victime se voit proposer trois «tchats» distincts correspondants aux trois catégories d’infractions (1/ les violences sexuelles, 2/ les violences conjugales, 3/ les discriminations et faits de haine). Elle est ensuite invitée à saisir un code postal, ce qui permet au système informatique de diriger la discussion sur la plateforme police ou gendarmerie en raison de la zone de compétence territoriale de chaque forcede sécurité intérieure.

La victime, le témoin, le professionnel, entre alors en contact avec un opérateur qui débute une discussion avec elle.

LE RÔLE DE L’OPÉRATEUR DE LA PLATEFORME
Si les faits évoqués dans la discussion sont constitutifs d’une infraction pénale, l’opérateur va sensibiliser la victime à la nécessité de déposer plainte.

Dans tous les cas, l’opérateur sensibilise la victime aux dispositifs d’accompagnement des victimes existants à proximité (psychologue, intervenant social en commissariat, permanence d’association d’aide aux victimes).

Si la victime accepte de lever l’anonymat :
- l’opérateur lui proposera de transmettre un signalement avec ses coordonnées au service territorialement compétent pour qu’une prise de contact soit effectuée dans les plus brefs délais, notamment aux fins de dépôt de plainte.

- elle recevra une information sur les démarches à suivre et sur la nécessité de conservation des traces et indices.

Si les faits révélés constituent un cas d’urgence ou de minorité de la victime, l’anonymat pourra être levé : l’adresse IP pourra être identifiée après avis Parquet, avec l’accord du procureurde la République.

UN SERVICE ACCESSIBLE H24
Cette plateforme présente de nombreux avantages, parmi lesquels une accessibilité 24 heures sur 24 et 7jours sur 7 ainsi qu’un accueil personnalisé et adapté par un policier spécifiquement formé.

Tous les policiers de la plateforme ont suivi une formation spécifique à ces nouvelles infractions basée sur une sensibilisation approfondie en matière de techniques d’accueil, d’écoute, d’orientation, d’intervention en matière de violences, ainsi que de techniques de questionnement à l’écrit plus spécifiquement adaptées au particularisme du tchat. Cette formation a également bénéficié d’une présentation approfondie de tous les partenaires associatifs faisant référence pour ces thématiques.

Enfin, sur la plateforme police, une psychologue est présente aux heures ouvrables et peut intervenir au cours d’un tchat afin d’apporter son expertise.