Interview de l'auteur, Luc Rudolph ancien haut fonctionnaire de la Police nationale

les policiers dans la Résistance
5 juillet 2013

Après un premier ouvrage « Policiers rebelles, la Résistance au cœur de la préfecture de police », l'auteur rédige un second volume "les policiers dans la Résistance".  


Portrait Luc Rudolph

SICoP : Après votre premier ouvrage « Policiers rebelles, la Résistance au cœur de la préfecture de police » pourquoi un ouvrage sur les policiers de la Police nationale dans la résistance ?

Luc Rudolph : C’est la suite naturelle du premier, qui n’a jamais été envisagé sans un second volume. La Résistance au sein de la Police Nationale a été intense, même si différente de celle de la PP. Il était temps de tirer de l’oubli ces hommes méconnus, et de rompre avec la fâcheuse théorie du « Policiers tous collabos ».

SICoP : Quelles retombées attendez-vous de la publication de cet ouvrage ?

LR : Mon objectif est qu’un autre regard se porte sur la police de cette époque. Un regard dégagé du « prêt à penser » et des idées reçues. Les policiers sont issus de la population : leur attitude pendant la guerre n’a pas été différente de celle du public. C’est là le message que je voudrais faire passer.

SICoP : Sur quelles sources vos recherches se sont elles appuyées pour la réalisation de ces ouvrages?

LR : D’abord sur des ouvrages publiés. La résistance a été concernée par un flux continu de livres. Les plus intéressants sont les monographies locales ou celles de réseaux. La plupart citent des policiers. A partir de là, il faut aller dans les archives : celles du personnel de police, mais aussi celles du Bureau Résistance ou du Bureau des Archives des victimes des conflits contemporains, ou encore les Archives Nationales et Départementales. Pour un nom identifié, ce sont souvent deux, trois ou quatre gisements d’archives qu’il faut consulter.

SICoP : Vos ouvrages traitant d'un sujet sensible, pouvez-vous nous décrire la méthodologie que vous avez mise en place pour vous assurez de la fiabilité de vos informations ?

LR : La méthodologie est policière : on tire un fil, on trouve des informations, on élague et on recoupe. Mais on n’est jamais sûr de rien à 100%.

Retrouvez des extraits de ce volume