L'unité CONSTOX

6 novembre 2015

L'unité CONSTOX de la direction centrale de la police judiciaire, créée en 2010, a pour vocation de réaliser des constatations judiciaires en milieu contaminé, qu'il s'agisse d'attentats ou d'accidents technologiques majeurs impliquant un agent NRBCe.


Composée à parité d'officiers de police judiciaire et de spécialistes en police technique et scientifique, CONSTOX est mobilisable en tout point du territoire 24h/24.
Des correspondants territoriaux sont spécialement formés et permettent une intervention rapide sur les lieux de l'incident.
Pour répondre aux besoins logistiques de l'unité : l'Atelier Central Automobile de l’Établissement Central Logistique de la Police Nationale a spécialement aménagé ce Renault Master.
La porte latérale permet d'accéder aux scaphandres, bottes et aux tenues étanches. La partie arrière renferme les appareils respiratoires isolants, un chariot d'air ainsi que du matériel d'éclairage. Des coffres de toit permettent le transport de tenues filtrantes,  l'unité CONSTOX disposant ainsi, en toute circonstance, de l'ensemble de ses équipements de protection individuelle .
Du matériel additionnel (tentes, matériel de criminalistique...) est réparti dans la partie arrière du Renault Master ainsi que dans un véhicule Citroën Berlingo aménagé. Ce véhicule complémentaire est équipé d'un téléviseur offrant la
possibilité de visionner des images de la zone contaminée (vidéo provenant du drone, photographies...).

Constox

L’UNITE CONSTOX DE LA DIRECTION CENTRALE DE LA POLICE JUDICIAIRE : INVESTIGATIONS EN MILIEU NRBCe

 
Pour diligenter les enquêtes en milieu contaminé par des toxiques de type NRBCe (nucléaires, radiologiques, biologiques, chimiques, explosifs), la direction générale de la police
nationale dispose d’une unité spécialisée dénommée CONSTOX (CONStatations en milieu TOXique).
Créée en 2010 et composée à parité d’enquêteurs de police judiciaire et de fonctionnaires de police technique et scientifique, cette unité est en mesure de réaliser des constatations judiciaires sur les scènes d’attentats en présence de toxiques NRBC, ainsi que des perquisitions dans les lieux où sont détenus ou fabriqués de tels produits. Elle peut également intervenir à l’occasion d’accidents technologiques majeurs lors desquels des responsabilités pénales sont susceptibles d’être engagées.
Les composantes du Détachement Central Interministériel d’Intervention Technique (DCI­IT), que CONSTOX a intégré en décembre 2014, permettent de planifier et de coordonner une intervention en bénéficiant de leur expertise en fonction de la nature de l’agent contaminant.
Déployés en zone d’exclusion et équipés de scaphandres, tenues étanches ou filtrantes, les fonctionnaires de l’unité respectent une stricte méthodologie d’intervention : reconnaissance, sectorisation, fixation des lieux et prélèvements.
L’ensemble du matériel peut être transporté aussi bien dans les camions d’intervention dont dispose l’unité que par des moyens aériens mis à disposition de la police judiciaire.
Cette unité permet à la police nationale de disposer de capacités de recueil de traces et indices sur des scènes majeures et ainsi de contribuer à la manifestation de la vérité.

Constox

APPLICATION SUR TABLETTE DE GESTION DE SCENE D’INFRACTION

Matériel : Tablette Sony Xperia Z2

La sous­ direction de la police technique et scientifique (SDPTS) de la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) est en train de conduire le développement d’une application sur tablette permettant d’assister les fonctionnaires des services d’identité judiciaire dans leurs
constatations sur le terrain.
Les sociétés SOGETI et TRYDEA assurent respectivement la direction de projet et le développement logiciel.
En fonction du type de mission sélectionné par l’utilisateur, les outils suivants peuvent être accessibles :
– Génération du plan des lieux à l’échelle
– Positionnement des traces et indices
– Gestion des prélèvements effectués : référencement, traçabilité,
– Gestion des photographies et des vidéos
– Gestion des intervenants...
De retour au service, les données de l’application seront synchronisées avec un logiciel développé sur PC. Il sera ainsi possible de générer les rapports d’intervention grâce aux informations saisies sur la scène d’infraction.