Lutte contre la cybercriminalité

18 décembre 2018

La SDLC a été créée par arrêté du 29 avril 2014. Placée sous l’autorité d’un contrôleur général, elle comprend plus de 130 personnels, parmi lesquels 10 ingénieurs et techniciens.


Cette structure répond à la généralisation de l’utilisation des nouvelles technologies dans la commission des infractions et s’inscrit dans un contexte général de mobilisation des institutions publiques pour apporter des réponses aux menaces liées à la cybercriminalité.

Pôle de compétence nationale, elle développe une politique globale de lutte contre la cybercriminalité en intégrant les missions de prévention et de répression. Elle définit les stratégies opérationnelles et de formation en liaison avec les directions de la police nationale, la direction générale du renseignement intérieur, la direction générale de la gendarmerie nationale, le service des technologies et des systèmes d’information de la sécurité intérieure et des partenaires extérieurs (direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, direction générale des douanes et des droits indirects, etc.)

Point de convergence des actions nationales, elle constitue une entité pleinement identifiable par ses partenaires institutionnels, les acteurs de l’économie numérique et les particuliers usagers des nouvelles technologies.

L’organisation et les missions de la SDLC:

La SDLC comprend notamment un bureau de coordination stratégique, un bureau de l’Internet, un bureau de la formation à la lutte contre la cybercriminalité, une division de l’anticipation et de l’analyse et l’office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication (OCLCTIC).

Le bureau de la coordination stratégique est notamment chargé de communication interne et externe dans le domaine de la lutte contre la cybercriminalité.

Le bureau de l’Internet est chargé de la collecte, au bénéfice des enquêteurs de la Police Nationale, de l’information relative aux fournisseurs de services sur Internet et de l’intervention auprès de ces derniers pour les dossiers prioritaires.

Le bureau de la formation à la lutte contre la cybercriminalité est en charge notamment de la formation initiale des investigateurs en cybercriminalité (ICC).

La division de l'anticipation et de l'analyse mène une surveillance proactive sur les phénomènes de cybercriminalité et fournit une analyse technique hautement qualifiée aux services opérationnels en charge des enquêtes judiciaires. Centre de réponse à incidents de la police judiciaire (CSIRT-PJ), elle développe à ce titre des partenariats d'échange d'informations et de prévention du risque cyber avec le secteur privé. Elle comporte une cellule d’information du public axée sur l’identification des nouveaux modes opératoires pour diffuser les bonnes pratiques permettant de minimiser les risques (alertes en ligne, campagnes de sensibilisation aux dangers de l’Internet, etc.)

L’OCLCTIC comprend 4 sections :

-          une section de l’Internet composée de la plate-forme d’harmonisation, de recoupement et d’orientation des signalements « PHAROS » dédiée au traitement des contenus illicites de l’Internet ( www.internet-signalement.gouv.fr ) et de la plateforme téléphonique INFO ESCROQUERIES (0805 805 817) et chargée du projet de plainte en ligne pour les escroqueries du « web » qui préfigure une nouvelle plateforme chargée de recouper et d’exploiter ces plaintes ;

-          une section opérationnelle, comportant trois brigades respectivement chargées de la répression des atteintes aux systèmes de traitement automatisé de données (piratages), des escroqueries commises sur Internet (incluant les fraudes aux opérateurs de communications électroniques : numéros d’appel surtaxés, piratages des standards téléphoniques, etc.) et des atteintes aux systèmes de paiement ;

-          une section d’assistance technique, de recherche et de développement, chargée de l’exploitation forensique des supports numériques fixes et mobiles au profit d’autres services (SDAT, SDLCODF, etc.) et de la conception de nouveaux outils d’investigation numérique au profit des enquêteurs de la Police Nationale ;

-          une section des relations internationales comprenant une cellule de coopération internationale, une documentation opérationnelle et un bureau de synthèses et d’analyses.