Ce 7 septembre, c’est la journée internationale de la coopération policière. L’occasion de présenter les différentes actions menées au quotidien par la direction de la coopération internationale de sécurité (DCIS), direction commune à la police nationale et à la gendarmerie nationale.
Grand banditisme, trafic de stupéfiants, cybercriminalité, terrorisme, immigration irrégulière… De nombreux phénomènes de criminalité organisée dépassent les frontières françaises et peuvent avoir un impact sur la sécurité du territoire. C’est pourquoi, la DCIS a placé la coopération opérationnelle au cœur de sa stratégie et de son action afin de mieux s’adapter aux enjeux internationaux de sécurité.
Plus de 300 policiers et gendarmes déployés dans le monde
La DCIS est composée d’un échelon central basé en région parisienne ainsi que d’un réseau à l’étranger. Plus de 300 policiers et gendarmes (attachés de sécurité intérieure et chefs d’antennes) sont déployés dans les ambassades françaises de 169 États d’Amérique, d’Europe, d’Afrique, d’Asie et d’Océanie.
Opérationnel 24h/24, un centre permet d’assurer une veille permanente via des notes et fiches d’analyse à destination des autorités. La facilitation d’échanges d’informations entre services de polices étrangères permet l’arrestation de fugitifs. En matière de gestion de crise, la DCIS protège les ressortissants et les entreprises françaises. Elle assure une présence dans les missions de l’ONU et de l’UE. Quant à la sécurité publique générale, la DCIS prend part au dispositif de « l’EU patrol » : des policiers et gendarmes étrangers sont déployés au profit des unités et services français lors de grands événements ou renforts saisonniers. De même, des policiers et gendarmes français sont déployés en renforts de pays partenaires en zone UE.
Quatre types de coopération internationale
La coopération internationale avec les polices étrangères revêt différentes formes :
- La coopération opérationnelle contribue à lutter contre toutes les formes de criminalité transnationale qui naissent en dehors du territoire français et qui affectent la sécurité de la France et de ses concitoyens : criminalité organisée, immigration irrégulière, cybercriminalité… ;
- La coopération technique de sécurité permet de répondre aux demandes des pays partenaires (formations, missions d’experts, visites de délégations étrangères…) ;
- La coopération institutionnelle et multilatérale consiste à déterminer la position commune de la police et de la gendarmerie auprès des organisations internationales, à assurer le suivi des négociations et l’identification des grands enjeux de sécurité intérieure ainsi qu’à concevoir et proposer des actions de prévention et de gestion de crises extérieures ;
- Les partenariats permettent d’être en contact régulier avec 560 entreprises françaises et de soutenir l’exportation des matériels français de sécurité intérieure et civile (dans le cadre de la diplomatie économique).