Major de la 278e promotion d’élèves gardiens de la paix, Hugo partage son expérience

Après une année de formation à l'école nationale de police de Nîmes, Hugo rejoint la compagnie de sécurisation et d’intervention (CSI) de Paris. Premier de la 278e promotion d’élèves gardiens de la paix avec une moyenne de 18,24/20, il revient sur son parcours, les enseignements tirés de sa scolarité et les qualités qui lui ont permis d'atteindre cette première place. Il partage également sa vision du métier de policier, ses motivations et ses perspectives pour le début de sa carrière.

Qu'est-ce qui vous a donné envie de rejoindre la police nationale ?

Lorsque j'ai réellement réfléchi à ce qui me motivait et aux domaines dans lesquels je m'épanouissais, le métier de policier s'est imposé comme une évidence.

Je suis sportif, j'aime travailler en équipe et aider les autres fait partie de mes valeurs. Peu de métiers réunissent autant d'aspects différents tout en offrant une telle diversité de missions.

Le fait que mon père soit lui-même policier m'a également permis de mieux découvrir cette profession à travers son expérience et d'en avoir une vision concrète, loin des idées reçues.

 

Quel est votre parcours avant d'intégrer l'école ?

Après mon baccalauréat, j'ai suivi deux années d'études de droit avec l'objectif de présenter le concours d'officier de police.

En parallèle de ma deuxième année, je me suis engagé dans la réserve de la police nationale et j'ai intégré le service interdépartemental de sécurisation des transports en commun (SISTC) de Lyon. Cette première expérience de terrain a confirmé mon envie d'exercer ce métier. J'ai donc décidé de m’inscrire au concours de gardien de la paix.

Pendant les différentes étapes du recrutement, j'ai travaillé comme préparateur de commandes. Puis, moins d'une semaine avant la rentrée du 5 mai 2025, j'ai été appelé à la suite d'un désistement pour intégrer l'école nationale de police de Nîmes.

 

À quoi ressemble une journée type en école de police ?

La journée débute vers 7h10 avec le petit-déjeuner. À 7h30, nous nous retrouvons sur la place d'armes pour l'appel et la levée des couleurs.

Les cours commencent à 8 heures et alternent entre enseignements théoriques, séances de tir, activités sportives et mises en situation, notamment pour préparer la vacation, l'une des épreuves majeures de la formation.

Après la pause déjeuner, les cours reprennent à 13h30 jusqu'à 17h30. En fin de journée, chacun organise son temps libre. Pour ma part, je faisais systématiquement une séance de sport afin de me détendre.

 

Qu'est-ce qui vous a le plus marqué ou surpris pendant la formation ?

Au-delà des enseignements, c'est avant tout l'esprit de camaraderie qui m'a marqué.

J'ai eu la chance d'intégrer une section très soudée. Nous travaillions sérieusement tout en partageant de nombreux moments de convivialité. Cette bonne entente a largement contribué à rendre cette année particulièrement enrichissante.

Je ne pensais pas créer des liens aussi forts au cours de cette formation. Je remercie d'ailleurs mes camarades, avec qui j'ai vécu une année exceptionnelle.

 

Hugo_EGPX_major
police nationale

Y a-t-il eu un moment difficile ? Comment l'avez-vous surmonté ?

Comme dans toute formation exigeante, il y a des moments où la motivation baisse. Dans ces périodes, la discipline prend le relais : il faut continuer à travailler, même lorsque l'envie est moins présente.

La préparation de l’examen d’officier de police judiciaire (OPJ) a sans doute été la période la plus exigeante. J'ai même été malade la veille de l'examen final. En restant concentré et en gardant confiance dans le travail accompli tout au long de l'année, j'ai réussi à surmonter cette difficulté.

 

Qu'est-ce que l'école vous a apporté humainement ?

C'était la première fois que je vivais aussi longtemps en collectivité. Cette expérience m'a appris à faire des concessions, à m'adapter aux autres et à trouver des compromis dans la vie quotidienne.

J'y ai également rencontré de véritables amis. Partager cette année de formation avec eux a été une expérience humaine très enrichissante, qui nous a tous fait grandir.

 

De quoi êtes-vous le plus fier aujourd'hui ?

Bien sûr, je suis très fier d'avoir terminé major de promotion. C'était un objectif que je n'imaginais pas atteindre au début de la formation.

Mais je suis également fier du parcours accompli collectivement. Malgré les difficultés rencontrées au cours de l'année, nous avons su avancer ensemble et réussir nos examens.

 

Avec le recul, quelles qualités vous ont le plus aidé à aller jusqu'au bout et à finir major ?

Je citerais avant tout la discipline et l'assiduité. C'est en travaillant régulièrement, même les jours où la motivation était moins présente, que j'ai pu progresser tout au long de l'année.

J'ai également veillé à conserver un bon équilibre entre les révisions et le sport. Les séances d'entraînement me permettaient de relâcher la pression, tandis que les week-ends étaient consacrés à revoir les cours de la semaine.

Enfin, il est essentiel de savoir garder son calme pendant les épreuves, de rester concentré sur son objectif et de donner le meilleur de soi-même.

 

Quelles sont vos perspectives maintenant ?

Rejoindre la compagnie de sécurisation et d'intervention de Paris constitue, à mes yeux, un excellent début de carrière. C'est un service de terrain particulièrement polyvalent, avec des missions variées, ce qui correspond pleinement à ce que je recherchais.

Cette première affectation représente également un tremplin vers d'autres services spécialisés. Il est encore difficile de me projeter précisément, tant les possibilités sont nombreuses. J'envisage de présenter différents tests au cours de ma carrière et, pourquoi pas, de rejoindre un jour le corps des officiers.

 

Qu'est-ce que vous diriez à une personne qui hésite à s'engager ?

Si l'idée de devenir policier vous attire, je pense qu'il ne faut pas hésiter à franchir le pas. C'est un métier d'engagement, au service des autres, qui demande de nombreuses qualités humaines.

Il faut bien sûr s'y préparer, aussi bien physiquement que mentalement, car c'est une profession exigeante. Mais avec de la motivation, du travail et de la persévérance, chacun peut réussir et trouver sa place au sein de la police nationale.

 

 

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