Défilants du 14 Juillet : portrait d’une réserviste de la police nationale

  • Mis à jour le 29/11/2023
  • Actualité
  • Publié le 06/07/2023
Réserviste CRS portant un gilet rétrofléchissant de nuit
police nationale

Âgée de 42 ans, Sabrina est agent de Surveillance de la voie publique en brigade équestre à la police municipale de Sucy-en-Brie. Elle est également réserviste de la police nationale depuis peu. Elle s’apprête à vivre une expérience mémorable : défiler sur les Champs-Élysées.

Vous faites partie des policiers réservistes qui vont défiler le 14 Juillet à l'occasion de la fête nationale. Quel est votre état d'esprit ?

Beaucoup de fierté ! D’une part, cela va être une expérience unique qui n’est pas donnée à tout le monde. D’autre part, parce que je vais pouvoir représenter ma compagnie qui m’a accueillie à bras ouvert et à laquelle je suis honorée d’appartenir.

Le défilé du 14 Juillet a une signification particulière pour moi. Enfant, c’est un moment que je partageais avec ma grand-mère tous les ans derrière l’écran de télévision ! Cette année, elle pourra me voir défiler.

Pourquoi avez-vous rejoint la police nationale ?

Lorsque la réserve opérationnelle a été mise en place, c’était une évidence pour moi ! J’ai postulé immédiatement. Après mes quinze jours de formation, j'ai décidé d’intégrer la compagnie républicaine de sécurité (CRS) autoroutière Est Île-de-France. Lorsque j’occupais mon poste au Centre de supervision urbain, j’avais déjà travaillé en étroite collaboration avec la police nationale. Je trouvais le travail extrêmement intéressant et varié.

En quoi consistent vos missions de réserviste ? 

À chaque vacation, nous effectuons des patrouilles de surveillance sur les 384 km d’autoroute de notre secteur.

Nous veillons au respect du Code de la route, au respect des limitations de vitesse et luttons contre le stationnement anarchique sur les aires d’autoroutes et les bandes d’arrêt d’urgence. Nous portons assistance aux victimes d’accident mais également auprès des personnes en panne, notamment en sécurisant les lieux. Par ailleurs, nous effectuons régulièrement des contrôles de vitesse, d’alcoolémie et des dépistages de stupéfiants.

Qu'est-ce qui vous plaît le plus dans la réserve opérationnelle de la police nationale ?

Être sur le terrain. On ne s’ennuie jamais ! Chaque intervention est unique, chaque personne doit être abordée de façon différente, on apprend beaucoup de choses. Je suis plutôt quelqu’un d’hyperactif et cela me convient parfaitement. Être réserviste m’apporte une expérience non négligeable en matière de techniques d’intervention et de sécurisation. 

J’aime aider mon prochain. Pour moi, le travail de policier, c'est avant tout d’aider les gens en faisant en sorte qu’ils soient en sécurité.

Comment parvenez-vous à concilier votre vie professionnelle, votre engagement dans la réserve de la police nationale et votre vie personnelle ?

Je travaille en journée la semaine dans ma mairie et j’effectue mes vacations dans la réserve de la police nationale la nuit. Je me tiens à une nuit par semaine car pour moi, c’est un investissement personnel qui ne doit pas être pris à la légère. La constance et la rigueur sont nécessaires pour être opérationnelle et à l’aise en toutes circonstances. 

Pendant mes vacances, je consacre au minimum la moitié de mes nuits en réserve. Il me reste malgré tout encore du temps pour ma vie personnelle mais très peu de temps libre !