Du lycée à la police nationale : le parcours d'Alexis, 18 ans et policier adjoint

À 18 ans, Alexis achève cette semaine sa formation initiale de policier adjoint. Il est le plus jeune de sa promotion et suit depuis quatre mois sa formation au service territorial du recrutement et de la formation de la direction territoriale de la police nationale (DTPN) de la Martinique. Avant cela, il était lycéen en terminale dans un lycée de Fort-de-France (972). Il a donc passé ses épreuves et obtenu brillamment son baccalauréat en même temps qu’il suivait sa formation policière. Il témoigne de ces premiers moments au sein de la police nationale.

Comment avez-vous décidé de devenir policier adjoint ?

Depuis tout jeune, je souhaite devenir policier. Comme je n’avais pas encore le baccalauréat, j’attendais de l’obtenir pour pouvoir passer le concours de gardien de paix. 

J’avais l’habitude de consulter les publications de la police nationale sur tiktok ou sur instagram et un jour, il y a eu une publication sur la campagne de recrutement des policiers adjoints. Je me suis un peu renseigné sur le site en lien sur Instagram pour connaître les conditions. Quand j’ai découvert que je pouvais postuler, j’avoue que j’ai un peu hésité car je devais passer les épreuves du baccalauréat et je ne voulais pas échouer. Et puis, je me suis dit « tu as envie de le faire, alors donne-toi les moyens et ça passera ! ». Je me suis inscrit, j’ai passé les épreuves et j’ai réussi. 

Qu’est-ce qui vous plaît dans le métier de policier ?

C'est surtout l’idée de faire en sorte que les choses soient bien pour tout le monde, de vouloir aider les gens, d’être utile à la société. Et puis, dans la police nationale, il y a énormément de filières différentes, de métiers différents. 

Comment s’est déroulée votre formation de policier adjoint ?

Ici en Martinique, nous étions au départ une promotion de 12 élèves de 18 à 29 ans. Nous ne sommes plus que 9 car certains ont été contraints d’abandonner pour des problèmes personnels ou de santé. J’étais le plus jeune et j’ai été un peu chouchouté par le groupe. La formation est assez intense, il y a les cours, l’entraînement au tir, le sport et les techniques d’intervention ou les simulations. C’est très intéressant. Ce n’est pas difficile mais il faut tout de même se donner les moyens. 

Pour ma part, j’ai été contraint de m’absenter pour passer le baccalauréat mais j’ai été aidé par les formateurs et mes camarades pour rattraper les cours que j’avais ratés. Et surtout, j’ai obtenu le baccalauréat !!

Ce qui m’a le plus marqué, c’est la première fois que nous avons tiré. Je tremblais, j’étais stressé et les détonations, malgré le casque, sont très surprenantes et impressionnantes. J’avais peur de rater, de ne pas réussir et une fois que je l’ai fait, je me suis dit « c’est bon, on peut y arriver ». Je suis quelqu’un de positif. 

Dans quel service aimeriez-vous être affecté en fin de semaine ?

J’espère être affecté en police-secours au commissariat de Fort-de-France (972).

J’envisage ensuite de passer le concours de gardien de la paix car j’aimerais plus tard intégrer la brigade anti-criminalité (BAC). Je sais que cela va impliquer pour moi de quitter ma famille pour me rendre en métropole durant quelques années. Mais je suis prêt à faire ce sacrifice pour réaliser mon rêve. C’est une étape nécessaire. Comme on dit, « c’est partir pour mieux revenir. » 

 

Texte : DGPN/SICoP