Un nouvel état-major interministériel dédié à la lutte contre la criminalité organisée

José Rocha / police nationale

Ce mercredi 14 mai 2025, le président de la République a inauguré l’état-major interministériel de lutte contre la criminalité organisée (EMCO) à Nanterre, en présence du ministre de l’Intérieur et du directeur général de la police nationale. Cette nouvelle entité dépend de la direction nationale de la police judiciaire.

Avec des moyens financiers et technologiques de plus en plus développés, la criminalité organisée s’infiltre dans toutes les strates de la société. Trafics de stupéfiants, blanchiment d’argent, règlements de comptes…  Les liens entre les différents champs criminels s’intensifient. Afin de proposer une réponse transversale à ce phénomène, l’état-major interministériel de lutte contre la criminalité organisée (EMCO) a été créé. 

Dirigé par la commissaire divisionnaire Sandrine Desliard, toute son organisation a été pensée pour garantir son efficacité. Le continuum entre le renseignement et le judiciaire constitue l’un des éléments fondamentaux en matière de lutte contre la criminalité organisée. C’est pourquoi, l’EMCO est composé de différents représentants d’administrations engagées contre ce fléau : 

Cet état-major s’appuiera également sur les unités de lutte contre la criminalité organisée (UNALCO) créées à la direction générale de la police nationale et à la préfecture de police ainsi que sur l’unité nationale de police judiciaire (UNPJ) de la direction générale de la gendarmerie nationale. 

Grâce à la consultation simultanée et permanente des outils et bases de données de ces différents services, l’EMCO sera chargé d’organiser le partage interservices de l’information. Cela permettra ainsi de mettre en œuvre un criblage opérationnel et d’orienter les enquêtes en cours.  Par ailleurs, ce partage de données permettra de gagner en efficacité et d’éviter un téléscopage entre deux services.